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mercredi 5 mai 2010

Les 13 ennemis n°1 de la liberté religieuse

Les Etats-Unis viennent de faire connaître la liste des pays où la liberté religieuse est le plus bafouée. Les treize pays les moins tolérants sont : la Birmanie, la Chine, l'Erythrée, l'Iran, la Corée du Nord, l'Arabie Saoudite, le Soudan, l'Ouzbékistan, l'Irak, le Nigéria, le Pakistan, le Turkménistan et le Vietnam.

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mercredi 24 février 2010

Une enseignante de la Bible amnistiée

Andijan, Ouzbékistan - Lyudmila Nikolskaya, une mère de famille retraitée de 55 ans, a été amnistiée par décision de justice le 13 novembre 2009. Elle avait été inculpée d’enseignement religieux « illégal » par le procureur local le 16 octobre 2009. Trois autres Témoins de Jéhovah sont toujours en prison pour avoir organisé des « activités religieuses illégales » et dans leur cas, toute amnistie est exclue. En ce qui concerne Mme Nikolskaya, la Cour a pris en considération l’absence de casier judiciaire et le degré de gravité peu élevé du délit. L’amnistie a été accordée sur base du Décret du Cabinet des Ministres daté du 28 août 2009, qui a été élaboré dans la foulée du 18e anniversaire de l’indépendance ouzbèke. Les peines de Mme Nikolskaya ont été annulées, ainsi que les limitations qui lui avaient été imposées au cours de l’enquête. Les Témoins de Jéhovah espèrent que cette amnistie est un signe positif indiquant qu’un dialogue constructif sera possible au sujet de la normalisation des relations entre l’Etat et les Témoins de Jéhovah et de l’amnistie des trois autres croyants emprisonnés.

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dimanche 17 janvier 2010

Témoins de Jéhovah emprisonnés en Ouzbékistan

21 personnes purgent actuellement de courtes peines de prison en Ouzbékistan pour des raisons religieuses. Parmi elles, 8 Témoins de Jéhovah : Dilshod Akhmedov (15 jours), Fatima Akhmedova (10 jours), Ilhamjan Akhmedov (10 jours), Galina Fris (15 jours), Ayshe Setablaeva (15 jours), Mamlakat Nabieva (5 jours), Angelina Farahova (5 jours), Gulchehra Tashboltaeva (5 jours). Les appels soumis par ces personnes ont le plus souvent été rejetés. Notons également que Mamlakat Nabieva, Angelina Farahova, et Gulchehra Tashboltaeva ont, en plus de leur peine de prison, été astreintes à une amende de 890 € pour enseignement religieux et tenue de réunions chrétiennes. Un des appels acceptés a été examiné, mais n’a eu pour résultat qu’une confirmation de la peine.

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lundi 11 janvier 2010

La Cour d’appel confirme la condamnation de sept femmes à Tachkent

Les appels de sept femmes, toutes Témoins de Jéhovah, ont été rejetés. Elles ont été condamnées pour avoir « organisé des activités religieuses illégales » et pour « violation des règles des rassemblements religieux ». Trois d’entre elles, Nabieva Mamlakat, 57 ans, Farahova Angelina, 39 ans, et Tashboltaeva Gulchehra, 38 ans, ont été condamnées à cinq jours de détention, et les quatre autres se sont vues astreintes à une amende équivalant à 928€.

Lors de la première audition de l’affaire, les prévenues ont expliqué qu’elles ne faisaient que se rencontrer. Le juge Sh. Bakayev a reporté le cas et elles ont été renvoyées chez elles, avec obligation de se représenter le lendemain. Le jour suivant, elles ont toutes les sept été sommairement inculpées et condamnées. Ces arrestations s’inscrivent dans un climat d’intolérance religieuse en Ouzbékistan : le nombre de Témoins de Jéhovah arrêtés et jugés cette seule année (2009) est de plus de 50.

L’intolérance persistante observable envers les minorités religieuses a de quoi surprendre. En effet, l’Ouzbékistan garantit la liberté de religion à tous les citoyens relevant de la Constitution ouzbèke. Ce pays est aussi signataire de la Charte internationale sur les Droits civils et politiques (International Covenant on Civil and Political Rights) qui, à l’Article 18, assure la liberté de religion à tout citoyen.

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dimanche 10 janvier 2010

L’Ouzbékistan écarte toute possibilité d’amnistie après « des activités religieuses illégales »

Toute possibilité d’amnistie a été refusée à trois Témoins de Jéhovah astreints à des peines de prison allant jusqu’à quatre ans pour avoir prétendument organisé « des activités religieuses illégales ».

En 2008, Abdubannob Ahmedov et Sergey Ivanov ont été condamnés à des peines de prison de respectivement quatre ans et trois ans et demi à Margilan, dans la région de Fergana, en Ouzbékistan, pour le motif cité plus haut. Olim Turayev, médecin marié et père de trois fils, quant à lui, vient de compléter la première année de sa peine de quatre ans dans une colonie de travail près de Samarcande, également pour organisation d’activités religieuses illégales et pour avoir enseigné la religion.

Le jour même où une demande d’amnistie était soumise pour Olim Turayev, il a été accusé et inculpé de « violation de la routine du camp ». Les prisonniers coupables de ce délit se voient interdire toute possibilité d’amnistie. Turayev a immédiatement été transféré d’une colonie de travail « ouverte » vers une colonie de travail « générale » à Tavaksai, dans la région de Tachkent.

Les appels de ces trois personnes ont échoué. Une requête formelle faite en leur nom auprès du Comité d’Etat ouzbèk aux Affaires religieuses (Uzbekistan’s State Committee of Religious Affairs) sollicitant une amnistie pour les Témoins emprisonnés pour avoir pratiqué leur foi n’a pas eu plus de succès. Les Témoins de Jéhovah continuent à essayer de lancer un dialogue constructif avec les autorités ouzbèkes par rapport à ces prisonniers.

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mercredi 4 novembre 2009

Ouzbékistan, condamnés à 260 fois leur salaire mensuel chacun

Les médias ouzbeks continuent à véhiculer l’opinion gouvernmentale : le prosélytisme des Témoins de Jéhovah est jugé illégal. Des films ont même été tournés sur le sujet. « Hypocrisie », par exemple, réalisé par la télévision nationale, affirme que Protestants et Témoins de Jéhovah changent les gens en zombies et finissent par provoquer leur internement en hôpital psychiatrique…

Trois Témoins sont emprisonnés pour objection de conscience : Abdubannob Ahmedov, Sergei Ivanov, et Olim Turaev. Les autorités carcérales s’arrangent pour empêcher toute amnistie ; certains ont été transférés vers des camps de travail, desquels aucune grâce ne peut plus les faire sortir. Pour effectuer légalement ce genre de transferts, les Témoins sont accusés de transgresser le règlement intérieur de la prison.

Des peines de 15 jours d’emprisonnement sont d’application en Ouzbékistan pour intimider les minorités religieuses.
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vendredi 30 octobre 2009

Le rapport sur les droits religieux émis par le Département d’Etat s’en prend à des états d’Asie centrale

Les libertés religieuses sont menacées en Asie centrale, signale le rapport annuel sur la liberté religieuse du Département d’Etat américain.

Le rapport précise que l’Ouzbékistan et le Turkménistan restent les principales sources d’inquiétude. « Les plus graves abus sont perpétrés au sein de régimes autoritaires qui veulent contrôler l’ensemble de la pensée religieuse et son expression, dans l’optique d’établir une maimise plus complète sur la liberté d’expression et sur la vie en société », constate le document réalisé le 26 octobre.

En Ouzbékistan, le rapport note que le nombre de personnes incarcérées pour extrémisme religieux « semble » avoir décru. Mais ce fait n’immunise pas le pays contre la critique : « Le respect de la liberté religieuse a décliné à maints égards pendant la période en question ».
Au Turkménistan, le rapport a mis en lumière « les descentes de police et les détentions arbitraires, entre autres de Témoins de Jéhovah ».

Le rapport exprime son inquiétude par rapport au fait que le gouvernement tadkij emploie des raisons sécuritaires comme prétexte pour lancer des mesures répressives. Le Kirghizistan, quant à lui, est critiqué pour avoir « énergiquement extradé » au moins deux personnes qui, plus tard, ont été jugées coupables d’extrémisme religieux en Ouzbékistan.
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mercredi 28 octobre 2009

Religion: Les EU épinglent Pyongyang

La Corée du Nord et l'Iran figurent en tête de la liste établie par le département d'Etat américain des pays foulant aux pieds la liberté religieuse. Selon ce palmarès, le régime communiste de Pyongyang continue d'empêcher toute activité religieuse non autorisée. Quant au régime théocratique iranien, il restreint la liberté confessionnelle et crée un environnement menaçant pour les minorités religieuses. Ce document de la diplomatie américaine cite six autres pays coupables d'atteintes à la liberté confessionnelle: Birmanie, Chine, Soudan, Erythrée, Arabie saoudite et Ouzbékistan. "La liberté religieuse est un droit fondamental, un bien social, une source de stabilité et une clé pour la sécurité dans le monde", explique dans la préface du rapport le secrétaire d'Etat adjoint chargé de la démocratie et des droits de l'homme, Michael Posner.
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mardi 29 septembre 2009

Ouzbékistan : les cultes chrétien et musulman attaqués

Forum 18 News Service a appris que l’Ouzbékistan continue à mener des actions à l’encontre de rassemblements religieux pacifiques. Dans la région de Namangan, des enfants se voient interdire la possibilité d’assister à des prières nocturnes dans des mosquées au cours du Ramadan. Le député Hokim explique cela en affirmant que « des enfants d’âge scolaire ne devraient assister à aucun rassemblement religieux, quel qu’il soit ». Dans la région de Bukhara, un imam a confirmé à Forum 18 que des femmes ne peuvent assister aux prières du vendredi dans les mosquées. Le culte protestant est en butte à des descentes de police, assorties de persécutions de certains membres des congrégations et des chefs religieux. Après une descente, la police a annoncé avoir confisqué de la littérature relevant des Musulmans et des Témoins de Jéhovah, mais les Protestants ont assuré à Forum 18 que cette annonce n’est qu’une invention des policiers.

La Police d’Almalyk a confisqué un disque dur d’ordinateur et quelques livres chrétiens. Cependant, sur l’ensemble des livres pris, les Protestants assurent que 10 des textes n’appartiennent pas à leur église, pas plus qu’ils n’ont été saisis au cours d’un raid policier. Il s’agit entre autres de copies de numéros de « La Tour de Garde », un magazine des Témoins de Jéhovah.
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lundi 21 septembre 2009

Ouzbékistan, un leader baptiste et ses coreligionnaires risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement

Pavel Peichev, le chef de l’Union baptiste d’Ouzbékistan, ainsi que deux de ses coreligionnaires, risquent jusqu’à trois ans de prison chacun à la suite d’un procès dans lequel ils sont accusés d’évasion fiscale et d’avoir enseigné le christianisme à des enfants contre leur volonté et celle de leurs parents. Les faits se seraient déroulés dans un camp d’été baptiste. D’après l’acte d’accusation vu par Forum 18 News Service, les trois ont rejeté ces accusations. L’un d’entre eux, Dmitri Pitirimov, a expliqué à Forum 18 qu’en tant qu’organisation religieuse, l’Union est exempte de taxes. C’est lui qui dirige le camp « de la Joie » pour enfants, et il insiste sur le fait qu’au moins deux parents ayant témoigné à son encontre savaient « parfaitement bien » qu’ils envoyaient leurs enfants dans un camp batpiste, où ils apprendraient la Bible ; d’ailleurs, ces personnes auraient signé des documents confirmant la présence de leur progéniture. L’inculpé dit aussi qu’un garçon cité dans l’acte d’accusation et qui devait venir au camp avait en fin de compte changé d’avis suite à un avertissement du Bureau du Procureur selon lequel le camp était « illégal ». Begzot Kadyrov, du Comité d’Etat aux Affaires religieuses[1], a refusé de discuter du cas avec Forum 18, à l’instar du Bureau du Procureur de la Ville de Tashkent. La date du procès n’a pas été annoncée.

Les autorités ouzbèkes utilisent de plus en plus des condamnations d’une quinzaine de jours pour punir les membres de minorités religieuses. Cette année, des Protestants et des Témoins de Jéhovah en ont déjà écopé.

[1] state Religious Affairs Committee
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mardi 8 septembre 2009

Ouzbékistan : condamné “seulement pour pratiquer une religion en dehors de la structure » de l’Islam contrôlé par l’Etat

Deux gros procès ayant pris fin en juillet ont porté à 47 le nombre des partisans du théologien turc Said Nursi emprisonnés pour de longues périodes, sur base de plusieurs articles du Code pénal de l’Ouzbékistan. Au total, 21 jeunes hommes ont été astreints à des peines de prison (entre 5 et 11 ans de détention). Ils ont été jugés séparément, à Samarkand et à Khorezm. Surat Ikramov, activiste pour les droits de l’homme, a dit à Forum 18 qu’ils ont été brutalement battus par la police secrète alors qu’ils se trouvaient en détention préventive. Les représentants du gouvernement n’ont pas voulu discuter des raisons de leurs condamnations. D’après deux groupes de défense des droits de l’homme, « une analyse des actes d’accusation et des verdicts de ces cas montre clairement que les accusés sont jugés coupables sans preuve, et qu’ils sont condamnés pour extrémisme religieux pour la seule raison qu’ils pratiquent leur religion en dehors de la structure du courant traditionnel de l’Islam tel que propagé et contrôlé par l’Etat. »

D’autres personnes se trouvent en prison pour des raisons de conscience. Citons Dmitry Shestakov, un pasteur pentecôtiste d’Anijan (Est du pays) qui purge une peine de 4 ans, et 3 Témoins de Jéhovah : Abdubannob Ahmedov, Sergei Ivanov et Olim Turaev.

Mais les autorités ouzbèkes ne se limitent pas à faire usage de longes peines de prison. Elles utilisent aussi des condamnations de maximum 15 jours pour punir des membres de communautés religieuses minoritaires. Cette année déjà, plusieurs Protestants et Témoins de Jéhovah ont dû en supporter.
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vendredi 7 août 2009

En Ouzbékistan, l’enregistrement est employé comme une arme contre la liberté de religion ou de croyance

En Ouzbékistan, les violations les plus répandues des droits de l’homme – mises en lumière par le récent Universal Periodic Review des Nations Unies – sont l’interdiction des activités religieuses et les sanctions en cas de pratique religieuse non autorisée par l’Etat. Forum 18 a observé que c’est un sérieux problème pour les Musulmans, les chrétiens catholiques et protestants, les Témoins de Jéhovah et d’autres personnes d’autres convictions encore. Quand ces confessions sollicitent leur enregistrement, elles doivent faire face à une obstruction systématique. D’après ce que le Député général du Bureau musulman [1] a expliqué à Forum 18 à demi-mot, cette situation est motivée par la volonté du gouvernement de contrôler les communautés religieuses. Abordant le sujet des mosquées non enregistrées, il indique qu’ « on ne peut pas contrôler ce qui se passe à l’intérieur » de ces lieux de culte. Forum 18 a demandé à des agents du gouvernement pourquoi l’Ouzbékistan crée des difficultés pour les enregistrements, et pourquoi les activités religieuses non enregistrées sont sanctionnées. Le Comité d’état aux affaires religieuses [2] a refusé d’en discuter. « Je ne sais pas », a répondu un juge qui a présidé au procès de Baptistes ayant pratiqué leur culte sans autorisation. Quant au responsable des enregistrements pour la région de Tashkent, la capitale, il a répliqué que « ce sont nos affaires, et vous n’avez aucune autorité légale pour interférer avec elles ».

Certaines communautés religieuses ne vont pas bien loin dans le processus d’enregistrement. Quand les Témoins de Jéhovah de la ville de Kagan, dans les faubourgs de Bukhara, ont essayé de se faire enregistrer entre 2006 et 2008, ils ont été harcelés. La police est descendue chez eux et 10 Témoins ont été menacés de mort : ils ont aussi écopé d’une amende de 5 ans de salaire minimum chacun. Des huissiers les ont ensuite visités régulièrement dans le but de saisir leurs propriétés.

De façon similaire, la dernière demande d’enregistrement d’une communauté de Témoins de Jéhovah de la ville de Tashkent, dans le district de Sergeli, a été rejetée en février 2009. Depuis plusieurs années, des demandes sont remises annuellement, toujours sans succès.

Même si une communauté a obtenu son enregistrement, il n’y a aucune garantie qu’elle pourra conserver son nouveau statut – et ce même si elle remplit toutes les demandes officielles des autorités. La congrégation des Témoins de Jéhovah de l’est de Fergana Valley a été dissoute par le gouvernement, alors qu’elle a insisté de façon répétée pendant les mois précédant sa dissolution sur le fait que ses membres étaient complètement en règle avec la loi ouzbèke.

La seule congrégation des Témoins de Jéhovah encore officiellement agréée du pays se trouve à Chichik, près de Tashkent. Elle subit des attaques occasionnelles des autorités. Si elle en venait à perdre son statut de communauté enregistrée, c’est l’activité de tous les Témoins du pays qui tomberait sous le coup de l’interdiction.

Mme Zukhra Muzaffarova, Députée générale du Département du Ministère de la Justice de la Ville de Tashkent [3] a dit à Forum 18 : « Vous ne devriez pas faire de parallèle entre notre travail et les tribunaux. » Elle a averti l’organisation norvégienne qu’elle devait « se tenir à l’écart » des affaires intérieures d’Ouzbékistan. « Ce sont nos affaires, et vous n’avez aucune autorité légale pour interférer avec elles », a-t-elle répondu en balayant la question qui lui était posée, à savoir pourquoi son Département avait refusé d’enregistrer la communauté des Témoins de Jéhovah du district de Sergeli. « C’est à nous que les communautés religieuses devraient s’adresser au sujet de leur enregistrement, et pas à vous », a-t-elle affirmé. « Laissez-les remplir leur demande, et nous leur accorderons le statut officiel en conformité avec la loi ». Elle n’a pas souhaité poursuivre l’entretien.

[1] Deputy Head of the state-controlled Muslim Board
[2] State Religious Affairs Committe
[3] Deputy Head of Tashkent City Department of the Justice Ministry
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jeudi 23 juillet 2009

Ouzbékistan : non respect de la liberté de religion ou de croyance des prisonniers

Le droit de religion ou de croyance des prisonniers en Ouzbékistan (parmi lesquels des Témoins de Jéhovah aux activités pacifiques) n’est toujours pas admis. Cela concerne le fait de prier de façon visible, de détenir des publications religieuses ou encore de recevoir des visites à caractère religieux, a découvert Forum 18 News Service. Ces dénis de liberté religieuse n’affectent pas seulement les objecteurs de conscience de toutes confessions, mais aussi les personnes emprisonnées pour d’autres raisons. Les conditions régnant en prison et en camp de travail sont difficiles, et même les communautés considérées comme enseignant les fois « traditionnelles » dominantes – le Bureau musulman contrôlé par l’Etat et l’Eglise orthodoxe russe – semblent n’avoir qu’un accès limité aux prisonniers. D’autres groupes religieux ont expliqué à Forum 18 n’avoir pour ainsi dire aucun contact avec leurs membres incarcérés. D’après les croyants et les défenseurs des droits de l’homme, les prisonniers sont souvent punis pour exercer des activités religieuses dans l’enceinte des prisons ou des camps de travail. A l’inverse, les autorités ont souligné le fait que la liberté religieuse de ces prisonniers est respectée. Ces affirmations, tout comme d’autres informations imprécises, se retrouvent dans le rapport qu’a rendu l’Ouzbékistan au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies. Ce rapport devrait être examiné à Genève le 27 juillet.
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