mercredi 4 novembre 2009

Biélorussie : « Pour les empêcher de continuer leur office religieux »

Le procès de Dmitry Smyk, objecteur de conscience, devrait se poursuivre le 6 novembre 2009. Les Témoins de Jéhovah ont versé aux pièces de la défense un document affirmant que le groupe religieux « aide les gens à comprendre leur foi et la Bible » et ne donne aucune directive personnelle.

Ce procès est le premier en neuf ans d’un objecteur de conscience en Biélorussie[1]. D’autres Témoins sont aussi en procès pour la même raison. Citons Aleksei Boinichev et Aleksandr Belous.

[1] Ce pays est aussi appelé Bélarus.
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Ouzbékistan, condamnés à 260 fois leur salaire mensuel chacun

Les médias ouzbeks continuent à véhiculer l’opinion gouvernmentale : le prosélytisme des Témoins de Jéhovah est jugé illégal. Des films ont même été tournés sur le sujet. « Hypocrisie », par exemple, réalisé par la télévision nationale, affirme que Protestants et Témoins de Jéhovah changent les gens en zombies et finissent par provoquer leur internement en hôpital psychiatrique…

Trois Témoins sont emprisonnés pour objection de conscience : Abdubannob Ahmedov, Sergei Ivanov, et Olim Turaev. Les autorités carcérales s’arrangent pour empêcher toute amnistie ; certains ont été transférés vers des camps de travail, desquels aucune grâce ne peut plus les faire sortir. Pour effectuer légalement ce genre de transferts, les Témoins sont accusés de transgresser le règlement intérieur de la prison.

Des peines de 15 jours d’emprisonnement sont d’application en Ouzbékistan pour intimider les minorités religieuses.
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mardi 3 novembre 2009

Un jugement de la Cour européenne contre-productif pour les objecteurs de conscience d’Arménie

Yerevan, Arménie – Le 27 octobre 2009, dans l’affaire Bayatyan contre Arménie, la Cour européenne des Droits de l’Homme a décidé, tenu compte des cas existants, que la liberté de conscience telle que définie à l’Article 9 de la Convention européenne ne protège pas les droits des objecteurs de conscience qui refusent d’accomplir un service militaire.

Vahan Bayatyan est un citoyen arménien né en 1983 qui vit à Yerevan, en Arménie. Il est Témoin de Jéhovah et, pour des raisons de conscience, il a refusé de faire son service militaire. En 2002, il a été condamné à une peine de prison d’un an et demi. Cette peine a été augmentée d’un an sur demande du Procureur, qui estimait que le refus de M. Bayatyan est « sans fondement et dangereux ». Lorsque la décision a été confirmée par la Cour suprême arménienne, Bayatyan a porté l’affaire devant la Cour européenne. Celle-ci a rendu un jugement négatif pour lui, même si « il ne fait aucun doute que l’objection du sollicitant envers le service militaire obligatoire était basée sur ses convictions religieuses sincères. »

Même si elle a effectivement rendu un jugement en défaveur de M. Bayatyan, la Cour était consciente du fait que l’une des conditions requises par le Conseil de l’Europe pour en devenir membre est la reconnaissance des droits des objecteurs de conscience, ainsi que la mise à disposition d’un service civil alternatif.

La juge irlandaise Anne Power est en désaccord avec la décision en question, qu’elle trouve « incompatible avec les normes européennes en vigueur par rapport à l’objection de conscience. » La juge suédoise Elisabet Fura souhaitait au départ que le cas soit laissé à l’appréciation de la Chambre supérieure pour « examiner le problème, revoir la jurisprudence. » L’avocat André Carbonneau, qui représente M. Bayatyan, a confirmé que l’affaire serait portée en appel auprès de la Chambre supérieure d’ici maximum trois mois.

De façon à se conformer aux normes européennes, ce qui est nécessaire pour entrer au Conseil de l’Europe, la République d’Arménie a entrepris de proposer une alternative civile au service militaire, par l’adoption d’une loi le 1er juillet 2004. Cependant, ce service alternatif est sous le contrôle des militaires ; il n’est donc pas adapté aux demandes des objecteurs de conscience appelés sous les drapeaux.

Pour l’instant, on dénombre 71 objecteurs de conscience Témoins de Jéhovah emprisonnés en Arménie pour refus du service militaire.
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dimanche 1 novembre 2009

La religion chrétienne est la plus discriminée au monde

«Si aucune religion au monde n’échappe à la discrimination, la religion chrétienne est la plus persécutée» a déclaré le 21 octobre à New-York Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Vatican auprès des Nations-Unies.

200 millions de chrétiens de diverses confessions se trouvent dans des situations difficiles et subissent des actes de discrimination.
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samedi 31 octobre 2009

La chirurgie sans transfusion, de plus en plus plébiscitée

Des praticiens du monde entier traitent désormais avec succès nombre de patients par voie de chirurgie sans transfusion. Les preuves montrent que cette médecine alternative apporte de nombreux bienfaits.

Une étude récente menée par le Maritime Heart Center de Halifax a prouvé que les transfusions sanguines sont bel et bien nocives[1]. Les résultats ont été présentés au Congrès cardiovasculaire canadien[2] par Robert Riddell, étudiant en médecine de l’université de Dalhousie (Halifax).

Il existe de nos jours des alternatives réalistes aux transfusions sanguines. D’après AllSands, une enquête récente montre que 89% des Canadiens se tourneraient plutôt vers une alternative à la transfusion de sang allogène en cas d’opération.

La plupart des gens associent le refus du sang aux Témoins de Jéhovah, qui refusent d’en recevoir pour ne pas aller à l’encontre des enseignements bibliques. Pourtant, d’après AllSands, leur position sur la question a amené la médecine et la chirurgie sans transfusion à « un niveau avancé de développement, qui est aujourd’hui le traitement de prédilection de bien des personnes informées ».

Cette technique (la médecine sans transfusion) permet de réduire les risques d’infection postopératoire et de complications, et résoud le problème de la compatibilité sanguine (ainsi que le facteur d’erreur humaine y lié). Les opérations coûtent en moyenne 25% moins cher et les patients se remettent 50% plus vite qu’en cas d’emploi de sang, ce qui réduit donc leur séjour à l’hôpital.

En cas de perte sanguine massive, le volume sanguin peut être maintenu à l’aide de restaurateurs tels que la solution au lactate de Ringer, de dextran, d’amidon ‘hydroxyethel’[3] et d’autres fluides qui préviennent tout choc hypovolémique.

Les pertes sanguines peuvent être réduites au cours de l’opération ; des produits stimulent la production de globules rouges, de plaquettes et (entre autres) de globules blancs avant la chirurgie. Les tissus exposés au saignement sont aussi traités à l’aide de colles biologiques.

Le sang perdu peut être récupéré, nettoyé et réinjecté, sans être à aucun moment stocké.

D’après l’Encyclopedia of Surgery, de nouveaux instruments et de nouvelles techniques chirurgicales permettent désormais aux médecins d’opérer en suivant des procédures réduisant les pertes sanguines.

Toutes les techniques précitées ont été utilisées avec succès sur des milliers de patients en quête de soins plus sûrs, qu’il s’agisse de leurs convictions religieuses ou pas, et ce dans le monde entier.

A la fin de l’année 2002, 30% des demandes d’opérations sans transfusions émanaient de personnes qui n’étaient pas Témoins de Jéhovah.

[1] Cf. : « [27 octobre 2009] L’emploi de transfusions sanguines chez les patients stables opérés du coeur augmente le risque de décès », Theo Newsletter du 29 octobre 2009.
[2] Canadian Cardiovascular Congress
[3] Traduction approximative de : « hydroxyethel starch ».
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vendredi 30 octobre 2009

Le rapport sur les droits religieux émis par le Département d’Etat s’en prend à des états d’Asie centrale

Les libertés religieuses sont menacées en Asie centrale, signale le rapport annuel sur la liberté religieuse du Département d’Etat américain.

Le rapport précise que l’Ouzbékistan et le Turkménistan restent les principales sources d’inquiétude. « Les plus graves abus sont perpétrés au sein de régimes autoritaires qui veulent contrôler l’ensemble de la pensée religieuse et son expression, dans l’optique d’établir une maimise plus complète sur la liberté d’expression et sur la vie en société », constate le document réalisé le 26 octobre.

En Ouzbékistan, le rapport note que le nombre de personnes incarcérées pour extrémisme religieux « semble » avoir décru. Mais ce fait n’immunise pas le pays contre la critique : « Le respect de la liberté religieuse a décliné à maints égards pendant la période en question ».
Au Turkménistan, le rapport a mis en lumière « les descentes de police et les détentions arbitraires, entre autres de Témoins de Jéhovah ».

Le rapport exprime son inquiétude par rapport au fait que le gouvernement tadkij emploie des raisons sécuritaires comme prétexte pour lancer des mesures répressives. Le Kirghizistan, quant à lui, est critiqué pour avoir « énergiquement extradé » au moins deux personnes qui, plus tard, ont été jugées coupables d’extrémisme religieux en Ouzbékistan.
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