samedi 14 novembre 2009

Kirghizistan : Pourquoi une telle précipitation à propos de la nouvelle loi sur l’éducation religieuse ?

Le 21 octobre, au Kirghizistan, une table ronde a été organisée pour discuter du nouveau projet de loi sur l’éducation religieuse. Les minorités religieuses ont été laissées de côté.

Le 28 octobre 2009, Mikhail Kokhanovsky, avocat des Témoins de Jéhovah à Bichkek, a dit à Forum 18 que la communauté n’avait pas été invitée. Des participants orthodoxes et protestants ont effectivement confirmé ne pas avoir vu de Témoins à la table ronde, pas plus que de Ba’hai ou de Hare Krishna.

Kanatbek Murzakhalilov, Député chef de la Commission d’Etat aux Affaires religieuses, a expliqué cette absence par ces mots : « A ce stade, seules les grandes confessions ont été sollicitées. » Quand on lui a fait remarquer que les Témoins comptent 41 congrégations dans le pays, il a répondu : « Nous n’avons pas invité les Témoins de Jéhovah parce que l’Eglise orthodoxe russe était contre l’idée de participer à un débat avec eux. Dans l’avenir, peut-être changera-t-elle d’avis, mais pour l’instant, nous avons décidé de ne pas causer de problème supplémentaire. »

Le père Dronov, de l’Eglise orhodoxe russe, a expliqué à Forum 18 que sa confession ne souhaite pas participer à des événements auxquels seraient également conviés des Témoins de Jéhovah, mais qu’aucune demande en ce sens n’avait été faite au gouvernement par son Eglise.
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vendredi 13 novembre 2009

Géorgie : Rapport international sur la liberté religieuse 2009

Les Témoins de Jéhovah se sont accrus en Géorgie cette année. Toutefois, ils représentent moins de 1% de la population.

Trois affaires portées par les Témoins devant la Cour européenne des Droits de l’Homme ont été jugées en leur faveur, et les quatre autres sont en attente. Ces dernières concernent des actions violentes du chef de policiers ou des décisions judicaires visant à dissoudre des congrégations.

Les Témoins éprouvent toujours des difficultés à obtenir des permis de bâtir leurs lieux de culte, et ce malgré la décision prise en leur faveur par un tribunal de Tbilissi. Par contre, ils n’estiment plus nécessaire de se réunir chez des particuliers pour raisons de sécurité, comme c’était le cas de par le passé.

Aucun chef religieux des Témoins n’est autorisé à entrer dans un bâtiment où se tiennent plus de 200 personnes. Les instances de protection des droits de l’homme nationales n’ont rien fait pour changer cela, alors que, d’une façon générale, les Témoins les trouvent efficaces. Par exemple, leur action a entraîné une nette diminution du harcèlement des jeunes Témoins dans les écoles.

La région séparatiste d’Abkhazie a interdit les Témoins de Jéhovah. Le gouvernement géorgien n’a aucun contrôle sur cette enclave. Les activités religieuses continuent à s’y dérouler, bien que les Témoins les aient quelque peu restreintes.

Certains voient encore les Témoins comme une menace pour la sécurité nationale. 27 cas ont été portés devant les tribunaux par le mouvement. Ils concernaient essentiellement des cas d’agression pendant l’activité de porte-à-porte ou au cours de constructions de lieux de culte. 3 affaires ont été résolues, 1 a mené à un abandon des poursuites. Les 23 autres n’ont pas été élucidées. Les personnes condamnées pour harcèlement dans ces affaires sont entre autres un maire, des prêtres locaux et des enseignants.
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dimanche 8 novembre 2009

Nagorno-Karabakh : « S’ils violent la loi en se réunissant dans des buts religieux, ils recevront des amendes »

Les Témoins de Jéhovah vivant au Nagorno-Karabakh[1], une entité dont l’indépendance est internationalement contestée, ont récemment perdu une bataille juridique concernant le refus de cette enclave de leur reconnaître un statut légal, a appris Forum 18 News Service. La Cour suprême de cette région peut éventuellement encore être saisie en appel. Ashot Sargsyan, chef du Département aux Minorités ethniques et aux Affaires religieuses, a vigoureusement défendu la position du gouvernement auprès de Forum 18. Pour lui, le refus d’enregistrer les Témoins de Jéhovah ainsi qu’une église protestante locale est justifié. Il a expliqué que, sans enregistrement, les croyants ont le droit, à titre individuel, d’exercer des activités religieuses telles que la prière, pour autant qu’ils soient seuls chez eux. Mais aucun groupe non reconnu ne peut organiser de réunions communautaires, même si elles se déroulent à un domicile privé. « S’ils violent la loi en se réunissant dans des buts religieux, ils recevront des amendes », a-t-il assuré. Les deux groupes religieux mentionnés – les Témoins et l’église protestante – ont dit à Forum 18 que, pour le moment, les réunions discrètes qu’ils tiennent se font sans heurt.

[1] Région de Transcaucasie enclavée en Azerbaïdjan. (Wikipédia)
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samedi 7 novembre 2009

Refus de revirement de jurisprudence de la CEDH

Un témoin de Jehovah a été condamné à une peine de deux ans et demi de prison - il fut libéré sur parole après 10 mois et demi de détention - pour s’être soustrait au service militaire obligatoire. Il avait vainement tenté d’obtenir le statut d’objecteur de conscience pour motifs religieux mais cette faculté n’était pas prévue dans la loi arménienne au moment des faits (une loi de 2003 entrée en vigueur en 2004 a depuis créée un “service alternatif” civil).La requête alléguant d’une violation de la liberté de religion (Art. 9) déposée par cet homme obligeait la Cour européenne des droits de l’homme à trancher une question précise : le droit à l’objection de conscience - permettant d’échapper au service militaire notamment pour des raisons religieuses - est-il garanti par la Convention européenne ? Pour y répondre, la Cour a procédé à un rappel assez développé de la jurisprudence strasbourgeoise passée sur ce sujet, en particulier celle établie par l’ancienne Commission européenne des droits de l’homme (§ 55 à 59).
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vendredi 6 novembre 2009

Complications liées aux transfusions sanguines et alternatives

Les transfusions sanguines sont-elles sans danger ? Quelles sont les alternatives réalistes ? Voyons ce qu’il en est par rapport aux découvertes récentes.

Pas de sang !

Si vous pensez que cette expression ne s’applique qu’aux Témoins de Jéhovah, c’est que vous êtes en retard de deux guerres. Aujourd’hui, un ensemble solide de faits pointe les dangers associés à cette technique. De plus en plus de personnes de tous horizons sont à la recherche de traitements médicaux de meilleure qualité. De par le monde, plus de 90 000 médecins se sont spécialisés dans la médecine sans transfusion. Le cas du sida a rendu le public conscient du fait que les réserves sanguines ne peuvent jamais être sans danger à 100%. En fait, un sondage canadien récent a montré que 89% des gens préféreraient se voir traités à l’aide d’alternatives.

La véritable question est la suivante : quelles sont les techniques alternatives réalistes existantes ?

Il faut admettre que si la médecine et la chirurgie sans transfusion ont atteint un tel niveau de développement, c’est grâce à l’attitude des Témoins de Jéhovah. Les raisons à cette prise de position sont évidentes :

- Eviter les infections post-opératoires et les complications
- Eviter le problème de l’incompatibilité sanguine
- Diminuer de 25% les coûts médicaux d’une opération
- Réduction de 50% du temps de convalescence

Quelles sont donc les alternatives aux transfusions sanguines ? Les procédures expliquées ci-après ont été employées avec succès chez des milliers de patients :

- Fluides : solution au lactate de Ringer, dextran, amidon ‘hydroxyethel’ ainsi que d’autres produits servent à maintenir le volume sanguin et préviennent tout choc hypovolémique. Certains fluides actuellement testés sont capables de transporter de l’oxygène.

- Médicaments : des protéines assemblées génétiquement stimulent la production de globules rouges, de plaquettes et de diverses sortes de globules blancs. D’autres médicaments administrés à l’avance ou non réduisent les pertes sanguines au cours de l’opération.

- Coagulants biologiques : collagène et pansements de cellulose tissée sont employés pour stopper le saignement, par application directe. Des colles à la fibrine et des enduits étanches peuvent désinfecter une blessure ; ils couvrent de larges portions de tissu en état de saignement.

- Récupération sanguine : des machines spécialement conçues récupèrent le sang perdu au cours de l’opération. Il est nettoyé et peut être réinjecté au patient par un circuit fermé.

- Techniques chirurgicales : une opération bien préparée, ce qui inclut la consultation de médecins expérimentés, aide à prévenir toute complication. Il est essentiel de stopper rapidement toute hémorragie.

- Outils chirurgicaux : certains instruments coupent et cautérisent simultanément les tissus. D’autres sont à même de circonscrire le saignement. La laparoscopie et des instruments dessinés pour causer le moins de dégâts possible permettent de réaliser des opérations sans grosses pertes sanguines, alors que la chirurgie traditionnelle en cause d’importantes du fait des incisions conséquentes qui sont pratiquées.
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mercredi 4 novembre 2009

Biélorussie : « Pour les empêcher de continuer leur office religieux »

Le procès de Dmitry Smyk, objecteur de conscience, devrait se poursuivre le 6 novembre 2009. Les Témoins de Jéhovah ont versé aux pièces de la défense un document affirmant que le groupe religieux « aide les gens à comprendre leur foi et la Bible » et ne donne aucune directive personnelle.

Ce procès est le premier en neuf ans d’un objecteur de conscience en Biélorussie[1]. D’autres Témoins sont aussi en procès pour la même raison. Citons Aleksei Boinichev et Aleksandr Belous.

[1] Ce pays est aussi appelé Bélarus.
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