mercredi 12 août 2009

Hémorragie et transfusion : le cas des Témoins de Jéhovah

Tel est le titre d'un étude médicale suisse réalisée en 2006 par P.-G. Chassot, C. Kern et P. Ravussin.

En voici l'abstract :

La prise en charge de patients Témoins de Jéhovah est un défi particulier pour le chirurgien, l’anesthésiste et le réanimateur. Elle est basée sur un contrat thérapeutique établi à l’avance et spécifiant les engagements de chacun. Elle réclame tout le savoir-faire des soignants pour minimiser les pertes sanguines et pour assurer un transport d’oxygène adéquat dans une situation d’anémie aiguë. Elle exige de tout mettre en œuvre pour respecter l’autonomie du patient, y compris la recherche de collègues prêts à assumer la décision de ne pas transfuser quoiqu’il arrive. Elle demande surtout à tout le personnel soignant de respecter un ordre de valeur souvent en contradiction avec le sien. Elle implique de ne pas juger les valeurs qu’on ne partage pas et de lutter, y compris contre soi-même, pour la liberté de pensée de chacun.

L'article est à conseiller ; il est très clair et donne un excellent aperçu de la situation, même s'il concerne au départ surtout la Suisse. D'ailleurs, les méthodes médicales n'ont pas de frontières géographiques.

Un Témoin de Jéhovah en passe de mourir gagne le droit de refuser un traitement

Un Témoin de Jéhovah en passe de mourir a gagné le droit de refuser un traitement.

L’homme, septuagénaire et seulement connu comme Monsieur A., a été admis aux urgences de l’hôpital HNEAHS[1] le 1er juillet.

Il venait d’avoir un choc septique et souffrait de déficience repiratoire.

Malgré une opération de la dernière chance, son rein a fini par lâcher.

Il était maintenu en vie par une dialyse du rein et par un appareil repiratoire jusqu’à ce que l’hôpital découvre un document signé par Monsieur A. un an auparavant ; ce document indiquait qu’il refusait la dialyse sur base de convictions religieuses.

Le HNEAHS a soumis le cas à la Cour suprême, de façon à s’assurer que la requête de l’homme était légale.

Le magistrat Robert McDougall a déclaré aujourd’hui que, bien qu’il ne soit pas certain que la religion des Témoins de Jéhovah interdise la dialyse, Monsieur A. avait le droit, en tant qu’ « adulte capable », de refuser un traitement sur base de convictions morales, religieuses ou sociales.

« Même si ces décisions semblent irrationnelles, il faut quand même les respecter », a-t-il ajouté.

« Il faut les respecter, même si leur conséquence probable est la mort, comme c’est le cas ici. »

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[1] Hunter New England Area Health Service


Source

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mardi 11 août 2009

Objecteurs de conscience en République d’Arménie en août 2009

Actuellement, 74 Témoins de Jéhovah sont en prison en Arménie pour avoir refusé de prendre les armes à cause de leurs croyances. Ils ont tous été jugés et condamnés ; aucun n’est en attente de jugement.

Les condamnations ont commencé en 2006 et il s’en produit encore de nouvelles cette année. Les peines varient de 24 à 30 mois. Tous les Témoins ont été condamnés sur base de l’article 327 § 1, qui déclare :

« Toute tentative de se dérober au service militaire ou au service alternatif de recrutement de soldats, aux exercices d’entraînement, à la mobilisation, pour autant que cette tentative n’entre pas dans un cas d’exception fixé par la loi de la République d’Arménie, sera punie par mise aux arrêts pour une période maximale de deux mois, ou par une peine de prison de maximum trois ans. »
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Réfutation en règle des dernières allégations de M. Fenech

Réfutation de l'équipe du blog "Les faits sur les Témoins de Jéhovah face à la désinformation".

Les Témoins de Jéhovah éclipsent U2

Y a-t-il des fans de U2 par ici ?
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Eh bien, figurez-vous que le groupe projetait un concert en Autriche. Pour ne pas faire les choses à moitié, il voulait le plus grand stade du pays. Pas de chance... Ce stade était déjà pris...
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Un patient infecté par le VIH poursuit en justice son hôpital

Le patient, dont l'identité n'a pas été révélée, et sa famille ont réclamé devant un tribunal local 164.000 euros de dédommagements, a indiqué le journal, citant la plainte déposée par leur avocat, Josip Madjaric.

Le plaignant affirme avoir été infecté par le VIH par une transfusion sanguine alors qu'il subissait, en octobre 2003, une intervention chirurgicale dans l'hôpital Rebro, le plus grand établissement hospitalier du pays.

D'après lui, alors qu'un test sanguin effectué après l'opération signalait déjà la présence du virus, l'hôpital a refusé de l'en informer.

La directrice de l'Institut, Irena Jukic, a déclaré que le patient avait été infecté par le sang d'un donneur "régulier", lui-même infecté peu avant le don de sang.

"Il s'agissait d'une (courte) période pendant laquelle on ne pouvait pas découvrir que le donneur avait été infecté", a-t-elle expliqué à un autre quotidien, Jutarnji List.