jeudi 27 août 2009

Transfusion peropératoire autologue réalisée chez des patients Témoins de Jéhovah à l’aide des techniques de l’hémodilution et du circuit fermé

Il s'agit d'un article scientifique paru en 2000.
Auteurs de l’article : T. Hiraki, N. Hamada, T. Kano, Y. IsamotoLes trois premiers font partie du Department of Anesthesiology, Kurume University School of Medicine (Japon). Le dernier est attaché au Clinical Engineering Center, Kurume University School of Medicine (Japon).

Abstract : Nous avons conduit des transfusions autologues en employant la technique de l’hémodilution et un circuit fermé combiné à un système de nettoyage des cellules (Cell Saver) sur deux patients Témoins de Jéhovah. L’un d’entre eux était un garçon de douze ans traité pour ablation de tératome dans le médiastin antérieur, et l’autre était une femme de 44 ans qui avait besoin d’une pose de prothèse complète de la hanche gauche. Les deux personnes et leurs proches avaient marqué leur accord pour l’utilisation des techniques citées ci-dessus, ainsi que pour l’emploi de substituts sanguins. Nous avons conçu un système fonctionnant en circuit fermé (fonctionnant avec l’hémodilution et le Cell saver), dans lequel se trouvaient deux pompes ; la première servait à aspirer le sang du fémoral ou de la veine jugulaire interne, et l’autre à réinjecter le sang dans la veine périphérique. Le volume sanguin pouvait être facilement contrôlé, car un compartiment était placé dans le circuit fermé et permettait d’ajuster la vitesse de chaque pompe. Le sang collecté dans la zone opératoire par le Cell Saver était lui aussi amené à ce compartiment. Une solution d’acide citrate et de dextrose a été injectée dans le circuit. Les deux patients ont pu être opérés correctement sans apport sanguin allogène, bien que l’équipe médicale ait eu à faire face à quelques problèmes par rapport à l’utilisation d’anticoagulants.

Article en japonais paru dans la revue scientifique Masui (ISSN : 0021-4892), vol. 49, pages 535-539, en 2000.

Source (abstract également disponible via Pubmed)

mercredi 26 août 2009

David et Goliath sortent de terre

Des archéologues sont en train de donner de la réalité au mythe de David et Goliath en fouillant des couches de terrain de la Terre promise.

Une équipe israélo-australienne excave 50 kilomètres de terre entre Jérusalem et la ville de Tell es-Safi, où Goliath est censé être né.

D’après la Bible, Goliath mesurait environ 3 mètres et a vécu au 10e siècle avant Jésus Christ, dans l’ancienne ville de Gath, aujourd’hui Tell es-Safi.

Le directeur de l’équipe de recherches, l’archéologue Aaron Mayer, spécialiste d’histoire biblique et membre de l’Université israélienne Bar-Ilan, rapporte qu’il est enthousiasmé par ce qui a déjà été découvert.

« La question est : jusqu’à quel point l’histoire a-t-elle été embellie ? », dit-il.

On n’a trouvé ni David, ni d’armure (sic), pas plus que Goliath ou sa tête.

« Je dirais que des gens comme Goliath ont vécu ici, c’est certain. Nous en avons la preuve : une inscription nous montre qu’à cette époque, deux personnes nommées Goliath se trouvaient ici. »

L’entreprise a entraîné la plus grande excavation de ce genre jamais réalisée en Israël.

Ces dernières années, de nombreuses preuves sont venues étayer le fait que des Philistins ont vécu dans la région des fouilles depuis les temps préhistoriques, et qu’ils se sont battus contre les Israélites.

Les experts sont d’avis qu’un Israélite a bel et bien tué un certain Goliath. Le roi David pourrait s’être attribué le mérite de cette victoire.

Les avis ne sont pas unanimes. Certains archéologues restent sceptiques, pensant qu’à l’époque, le nom « Goliath » était très répandu.

Kirghizistan : Pour mieux réguler les enregistrements, le gouvernement s’en prend aux bâtiments

Au Kirghizistan, certaines communautés religieuses font face à des problèmes d’enregistrement parce qu’elles ne peuvent obtenir un certificat de l’Agence d’Etat pour l’architecture et les bâtiments , a appris Forum 18 News Service. Dans certains cas, on dit aux communautés religieuses que, selon les instructions dont dispose l’Agence d’Etat aux affaires religieuses , leur bâtiment ne peut pas se trouver à moins d’un kilomètre des écoles, ni à moins de dix kilomètres des mosquées. Dans un autre cas, on a demandé à une organisation de construire une station électrique indépendante du réseau local si elle voulait obtenir le certificat. Les agents gouvernementaux interrogés à ce propos par Forum 18 ont éludé les questions qui leur étaient posées. Des problèmes d’enregistrement se posent aussi à des organisations religieuses autres que des comunautés. Par exemple, la Bible Society se voit exiger l’enregistrement en tant qu’organisation religieuse. Mais la Loi sur la religion ne reconnaît pas les organisations religieuses de moins de 200 membres, et comme Valentina An, présidente de la Bible Society, l’a expliqué à Forum 18 : « Nous n’avons que trois employés ».

A l’inverse, certaines communautés religieuses ne rencontrent pas ces difficultés. Ainsi, les Témoins de Jéhovah, qui possèdent les bâtiments qu’ils utilisent pour le culte, ne sont pas inquiétés. Cependant, Vladimir Gavrilovsky a expliqué à Forum 18 le 21 août : « Nous avons connu des problèmes par le passé ; on nous a interdit de louer des édifices publics. » Pareillement, la Communauté bahá’í « n’a pour l’instant pas de problème » par rapport aux bâtiments possédés, a-t-elle déclaré à la même date.

mardi 25 août 2009

Une assemblée sous le signe de la fraternité internationale

Cliquez ici pour lire la réaction de M. Christian Paturel aux récentes déclarations de M. George Fenech, de la Miviludes, à l'encontre des Témoins de Jéhovah.
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Des citoyens géorgiens exilés d’Azerbaïdjan

Tbilissi, Géorgie – Deux ressortissants géorgiens, Elguja Khutsishvili et Temur Aliev, ont été extradés d’Azerbaïdjan vers la Géorgie le 23 juillet 2009. Ils n’ont reçu aucun document leur permettant de comprendre pour quelle raison on les traitait de la sorte. Avant d’être déportés, les deux hommes, qui sont Témoins de Jéhovah, se sont vu confisquer leur littérature religieuse par la Police et par des agents de la Sûreté.

Le 15 juillet, environ 8 hommes – des policiers locaux et le commissaire en chef, ainsi que des officiers des Services de la Sûreté d’Etat - sont arrivés chez Elguja Khutsishvili et ont exigé qu’il ‘rende les armes’. Quand l’intéressé leur a répondu qu’il n’avait pas d’armes, ils lui ont demandé de ‘rendre tou les écrits religieux en sa possession’. La police est entrée et a confisqué toutes les publications qu’elle a pu trouver. Elle a aussi pris les passeports de la femme et du frère de Khutsishvili (il vit tout près), et a refusé de les restituer. Elguja Khutsishvili a été détenu pendant 8 jours. Il n’a pas été autorisé à voir sa femme ou son avocat. Ensuite, il a été exilé.

Khutsishvili est un Géorgien qui est né et a été élevé dans la ville de Gakh, en Azerbaïdjan. Là, il est allé à l’école et a plus tard fait son service militaire ; il est par la suite devenu Témoin de Jéhovah. Depuis qu’il a été banni, il demeure en Géorgie, séparé de sa famille, de sa maison et de son emploi en Azerbaïdjan. Sa femme, Tarana, est citoyenne azéri et arrive dans le dernier mois de sa grossesse. Ses deux autres enfants se retrouvent maintenant sans leur père.

Quant à Temur Aliev, il est lui aussi citoyen azéri. Il vit en Géorgie et a un passeport géorgien. Il voyage souvent jusqu’à la ville de Ganja en Azerbaïdjan pour y travailler un certain temps ; il vend des pastèques. Le 13 juillet, un policier s’est rendu à son lieu de travail et a accusé son commerce d’être illégal. Bien qu’il soit en possession de tous les documents nécessaires, Temur et son collègue ont été emmenés au poste de police, où ils ont été détenus dans de terribles conditions, insultés et laissés sans nourriture. Pendant ce temps, la police a fouillé leurs maisons et confisqué toutes les publications religieuses qu’elle y a trouvées. Ensuite, Aliev a été amené aux services de l’Immigration, à Baku, et y a été retenu juqu’à ce qu’on le mette dans un avion à destination de la Géorgie le 23 juillet, avec Elguja Khutsishvili.

Par le passé, l’Azerbaïdjan assurait la liberté religieuse sur son territoire, mais des événements récents montrent un déclin régulier de cette attitude. L’article 48 de la Constitution de la République d’Azerbaïdjan stipule: « Chacun a le droit de définir son attitude par rapport à la religion, de professer une religion en privé ou avec d’autres, et de répandre ses croyances religieuses. » Par conséquent, espérons qu’Elguja Khutsishvili sera autorisé à retourner en Azerbaïdjan et à y retrouver sa femme et leurs deux enfants. Cela serait en harmonie avec la promesse du gouvernement de respecter la Convention européenne , qui inclut les garanties définies à l’Article 8 (Droit à la vie privée et à la vie de famille) et à l’Article 9 (Droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion).

lundi 24 août 2009

Kirghizistan : Que fera le nouveau « Conseil de coordination de la lutte contre l’extrémisme religieux » ?

Forum 18 News Service note que le Kirghizistan s’est doté d’un nouvel organisme : le « Conseil de coordination de la lutte contre l’extrémisme religieux ». Les ordonnances issues de cette instance devront obligatoirement être appliquées par les différentes parties du gouvernement, mais les fonctionnaires interrogés par Forum 18 restent vagues quant à ce que signifie exactement « l’extrémisme religieux » et quant à l’action future de ce Conseil. Il sera dirigé par l’Agence d’Etat aux affaires religieuses , le Ministère de l’Intérieur et la Police secrète NSS . Ses membres proviendront du gouvernement, du Bureau musulman et de l’Eglise orthodoxe russe . Des associations civiles et des organisations religieuses n’ont pas tardé à réagir avec force à cette annonce. Raya Kadyrova, de la Fondation internationale pour la Tolérance , a souligné le fait que « malheureusement, nos lois ne donnent qu’une très large définition de ce que sont le radicalisme religieux et l’extrémisme. » Elle a suggéré que la création du Conseil pourrait tirer son origine de l’Organisation du Traité de Sécurité collective . Les Témoins de Jéhovah ont dit qu’ils vont attendre et voir ce que fera le Conseil. Ils ont noté le fait que certains membres du gouvernement les ont précédemment décrits comme « un mouvement destructeur », mais ils « espèrent » que le Conseil ne se rangera pas à de tels points de vue. « Quand nous avons expliqué notre position sur divers sujets, ils nous ont dit qu’ils avaient reçu des informations erronées sur notre compte. »

Un Protestant a demandé des explications sur la nécessité d’établir un tel Conseil, au vu des autres organisations gouvernementales déjà existantes.