Quelques semaines après que la Cour suprême russe ait déclaré leurs publications ‘extrémistes’, les Témoins de Jéhovah rencontrent dix fois plus de harcèlement gouvernemental en Russie qu’avant la décision, estimait leur attaché de presse lors d’une interview avec Forum 18 News Service. Depuis le 8 décembre 2009, ils ont enregistré 30 incidents, dont des fouilles, des menaces et de brèves détentions. Les Témoins de Jéhovah s’inquiètent tellement de la similitude entre leur traitement actuel et celui qu’ils ont subi au cours de l’ère soviétique que, le 26 février, leur communauté (forte de 160 000 membres en Russie) a commencé à distribuer 12 millions de tracts intitulés : « L’Histoire est-elle en train de se répéter ? ». Ce document réfute les allégations d’extrémisme portées contre eux. En décembre, l’Ombudsman russe des Droits de l’homme a informé le Président Dmitri Medvedev du regain d’indignation des citoyens envers les violations de la liberté religieuse, mais la seule réponse qu’il a reçue lui demandait de vérifier si les plaintes à ce sujet provenaient uniquement de confessions « non traditionnelles ».
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Moscou – Un bâtiment situé au nord-est de Moscou et utilisé par les Témoins de Jéhovah depuis 15 ans pour leur service hedomadaire pacifique devient soudainement sujet à polémique. Un politicien local affirme que les Témoins ont acheté le complexe alors qu’il avait été privatisé illégalement, et qu’ils empêchent actuellement des anciens combattants de l’employer alors qu’ils y ont droit, vu que les lieux sont situés dans une zone protégée d’intérêt historique. En réponse, les Témoins de Jéhovah présentent des preuves de la fausseté de ces allégations : un document judiciaire démontre que tant le terrain que le bâtiment en question se trouvent en dehors de la zone protégée et qu’ils ont été acquis longtemps après la privatisation des biens.
L’édifice incriminé est sis au 36 Mikhalkovskaya Street. Il a été acheté en 1995 par le Centre administratif des Témoins de Jéhovah de Russie. Le président de cet organe, V. M. Kalin, a déclaré : « En ce qui cconcerne cette menace sur notre lieu de culte de Moscou, nous avons été complètement pris par surprise. Remarquons avec ironie que cet événement survient alors que certaines propriétés qui avaient été confisquées à d’autres dénominations religieuses à l’ère soviétique leur sont actuellement restituées. »
Il a ajouté : « De façon répétée durant nombre d’années, le préfet du Circuit administratif du Nord-Est de Moscou a demandé notre aide pour embellir le parc voisin connu sous le nom de ‘Mikhalkovo’. Nous avons régulièrement apporté notre assistance pour le travail à accomplir, gratuitement et de bonne volonté, et le Circuit administratif nous a remerciés pour notre implication en nous envoyant des cartes de remerciement. »
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Les rumeurs peuvent être mises de côté. Cette fois, c’est officiel : la Watchtower Bible & Tract Society déménage ses locaux de Broolkyn Heights vers Warwick (New York). Richard Devine, porte-parole du mouvement, a déclaré à l’Eagle : « Nous avons soumis une proposition à la ville de Warwick pour y construire un complexe que nous appelons le siège mondial des Témoins de Jéhovah. » Le processus est lancé.
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La maladie de Creutzfeldt-Jakob reste « une menace d’actualité qui menace la santé publique, et de récents développements font sérieusement soupçonner une deuxième et troisième vague d’incubations plus longues de la maladie », a déclaré à Londres le Dr Robert Rohwer au cours d’un colloque annuel axé sur la sécurité du patient. Le Dr Rohwer est directeur du Molecular Neurovirology Laboratory et Professeur chargé de cours de Neurologie à l’Université du Maryland, à Baltimore, aux Etats-Unis. Le Dr Rohwer a mis l’accent sur l’urgence d’implanter des mesures pour protéger les patients de toute infection. La contamination d’homme à homme est en effet possible de par l’utilisation médicale des transfusions sanguines et d’autres produits sanguins.
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Andijan, Ouzbékistan - Lyudmila Nikolskaya, une mère de famille retraitée de 55 ans, a été amnistiée par décision de justice le 13 novembre 2009. Elle avait été inculpée d’enseignement religieux « illégal » par le procureur local le 16 octobre 2009. Trois autres Témoins de Jéhovah sont toujours en prison pour avoir organisé des « activités religieuses illégales » et dans leur cas, toute amnistie est exclue. En ce qui concerne Mme Nikolskaya, la Cour a pris en considération l’absence de casier judiciaire et le degré de gravité peu élevé du délit. L’amnistie a été accordée sur base du Décret du Cabinet des Ministres daté du 28 août 2009, qui a été élaboré dans la foulée du 18e anniversaire de l’indépendance ouzbèke. Les peines de Mme Nikolskaya ont été annulées, ainsi que les limitations qui lui avaient été imposées au cours de l’enquête. Les Témoins de Jéhovah espèrent que cette amnistie est un signe positif indiquant qu’un dialogue constructif sera possible au sujet de la normalisation des relations entre l’Etat et les Témoins de Jéhovah et de l’amnistie des trois autres croyants emprisonnés.
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Gomel, Biélorussie – « Je m’efforce de repecter la Bible dans chaque aspect de ma vie et de suivre les enseignements qu’elle contient. Je crois que cela inclut ne pas être entraîné à me battre ou faire la guerre », a déclaré Dmitri Smyk, qui est Témoin de Jéhovah. D’après la Constitution biélorusse, chaque citoyen a le droit de choisir entre le service militaire et une alternative civile.
Pourtant, le 6 novembre 2009, la Cour du District de Tsentralniy (ville de Gomel) a condamné Dmitri Smyk à une amende de 3 500 000 roubles (soit environ 86 000 euros) pour avoir refusé de réaliser son service militaire pour raisons religieuses. Cette décision a été avalisée par la Cour régionale de Gomel le 9 décembre 2009 et par le Président de la Cour du District de Gomel le 22 janvier 2010. Mr Smyk a réagi en déclarant : « Apparemment, sur papier, j’ai le droit de rendre un service civil alternatif, mais en fait ce n’est pas possible. »
Le Centre de recrutement militaire et le Bureau du Procureur ont quant à eux unaninement déclaré qu’il n’existe aucune alternative au service militaire en République de Biélorussie. Le colonel V. Tsatsarin a expliqué à la Cour que la possibilité d’effectuer un service civil alternatif n’est pas mentionnée dans le Décret présidentiel sur la sélection en vue du service militaire. « Ce décret a un pouvoir légal. Le conseil de révision, pas plus que nous-mêmes, ne peut violer la loi », a-t-il dit.
Un représentant du Belarusian Helsinki Committee (BHC), Mr V. Odinochenko, était présent à l’audience. Il a déclaré : « Ils [les Témoins de Jéhovah] ne s’enrôlent pas dans l’armée. Ils ne l’ont pas même fait à l’époque de l’Union soviétique, alors que les punitions qu’ils encouraient étaient lourdes. Encore aujourd’hui, ils refusent de rejoindre les forces armées. » Ajoutons que l’Article 57 de la Constitution biélorusse donne bien au citoyen la possibilité de choisir entre service militaire et alternative civile. Les droits garantis par la Constitution auraient dûs être mis en application deux ans après l’adoption du texte. Cependant, l’adoption de la Constitution a eu lieu il y a 16 ans, et aucune loi n’a encore implémenté le droit d’effectuer un service civil.
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