samedi 27 mars 2010

La Cour suprême de Biélorussie respecte la conscience d’un jeune homme

Gomel, Biélorussie – L’occasion est belle en Biélorussie de mettre en place un service civil alternatif au service militaire, comme prévu dans la Constitution de ce pays.

Le 6 novembre 2009, la Cour du District fédéral central (Tsentralniy) de la ville de Gomel avait déclaré Mr Smyk coupable de violation de la loi sur le devoir militaire. Il avait écopé d’une amende. Le 20 février 2010, toutefois, le Député président de la Cour suprême avait lancé une objection contre ce verdict, disant que les convictions religieuses de la personne n’avaient pas été prises en compte au cours des débats. « Mr Smyk fait partie d’une confession religieuse. Les conclusions de la Cour sont d’une nature subjective. » Résultat : le verdict de la Cour de Gomel a été cassé par la Cour suprême le 15 mars 2010.

L’histoire, pourtant, ne s’arrête pas là. Il est permis d’espérer que l’intervention de la Cour suprême se révélera bénéfique dans le cas particulier de Dmitry Smyk et qu’elle aidera les juristes à jeter un regard neuf sur un éventuel service civil élargi. Il est possible qu’au cours du nouveau jugement, Smyk soit reconnnu, non pas comme une personne qui cherche à se dérober à ses devoirs civiques, mais comme quelqu’un qui demande à ce que ses convictions religieuses soient prises en compte dans le cadre de l’accomplissement de ces mêmes devoirs civiques. Le contexte est favorable à une évolution positive de la situation. Le 18 février, le Président de Biélorussie, Alexandre Loukachenko, a constitué une commission ayant pour tâche de préparer une loi sur le service alternatif.

Source
Information in English

vendredi 26 mars 2010

Opérations de police massives contre les croyants de la région de Riazan

Le 24 mars 2010, des descentes de police ont eu lieu simultanément pendant des réunions religieuses des Témoins de Jéhovah à Riazan, à Kassimov et à Novomitchourinsk. Dans chaque cas, une douzaine d’hommes armés ont encerclé les bâtiments, bloquant les issues et prenant note des données des passeports des personnes présentes.

Au moins six maisons de Témoins de Jéhovah ont aussi été perquisitionnées. Ainsi, lorsque Victor Bazvanov a ouvert la porte de son appartement, il s’est retrouvé face au colonel de Police Aksenov, au capitaine Evteshin et à une dizaine d’autres agents. Ils l’ont repoussé à l’intérieur et ont commencé, se référant à « la décision du tribunal », à fouiller les lieux. La perquisition a duré de 22h à 3h15. Des livres, des ordinateurs et des documents ont été emportés, tout comme des journaux personnels et du courrier privé.

(Via Google Translate. Résumé à partir d’une traduction automatique du russe vers l’anglais et le français pour essayer de saisir au mieux les notions du texte original)

[Edit du 27 mars 2010]
Source complémentaire

Interruption de réunions religieuses dans la région d’Iekaterinbourg

Novoouralsk, Russie – Le 23 mars 2010, des agents de police munis de caméras vidéo sont entrés dans une pièce où des Témoins de Jéhovah étaient apparemment en train de prier. Quand on leur a demandé de ne pas interrompre la réunion, ils sont sortis, mais en enfermant tout le monde à l’intérieur. Bref, ils ont bouleversé l’organisation du culte. Des passeports semblent avoir été modifiés par les policiers à cette occasion.

Les Témoins de Jéhovah ont récemment connu des problèmes semblables dans les villes d’Asbest et de Kamychlov. Des tribunaux ont été saisis et les affaires sont en attente. Cette situation entre en contradiction avec la décision du 11 janvier 2007 de la Cour européenne des Droits de l’Homme, qui avait condamné les actions de vandalisme commises au cours d’une réunion des Témoins de Jéhovah dans la ville voisine de Tcheliabinsk.

(Via Google Translate. Résumé à partir d’une traduction automatique du russe vers l’anglais et le français pour essayer de saisir au mieux les notions du texte original)

Source
Information in English

Russie : Qui a lancé les campagnes dirigées contre les Témoins de Jéhovah et les adhérents à la théologie de Nursi ?

Malgré plusieurs enquêtes, Forum 18 News Service n’a pas pu découvrir quelle agence gouvernementale russe ou quelle personne a lancé les campagnes dirigées contre les Témoins de Jéhovah et contre les lecteurs des écrits du théologien turc Said Nursi, ni en connaître la raison. Un agent du Ministre de l’Intérieur qui n’a pas donné son nom a expliqué à Forum 18 que « la Police ne décide pas seule de ce genre de choses. L’ordre doit venir de quelqu’un d’extérieur, peut-être d’un procureur. La Police ne fait que suivre les ordres qui lui sont donnés. » L’agent a insisté sur le fait que les actions prises contre les Témoins de Jéhovah sont « centralisées », mais n’a pas voulu donner son avis sur quelle(s) agence(s) en est (sont) à l’origine. Il a mis fin à l’appel avant que les questions concernant les lecteurs de Nursi ne lui soient posées.

De son côté, Aleksandr Kudryavtsev, du Conseil présidentiel pour la Coopération avec les Organisations religieuses, rejette l’idée d’une campagne « centralisée ».

Les Témoins de Jéhovah, quant à eux, rapportent le nombre grandissant de détentions de courte durée qu’ils subissent.

Source
Information in English

jeudi 25 mars 2010

Le ‘droit de garder le silence’

38 Témoins de Jéhovah ont été interrogés en Russie. On leur a demandé de divulguer des informations sur la religion et les habitudes de vie de leurs connaissances. Les Témoins ont refusé et sont en conséquence accusés de rétention d'information. Un policier mentionne cependant leur 'droit de garder le silence'.

(A partir d'une traduction automatique de Google Translate, du russe vers l'anglais)

Source
Information in English

En Russie, la Police confisque de la littérature religieuse jusque dans les maisons des croyants

Tambov, Russie – « Quand la police est arrivée chez nous tôt dans la matinée, j’ai soudainement compris que mes craintes par rapport à ma liberté et au bien-être de mes enfants étaient justifiées ». Larisa Cheprunova a été secouée quand son logis a été perquisitionné. « Nous avons toujours respecté les autorités, et pourtant, les agents nous ont traités comme des criminels ; ils s’exprimaient brutalement, ils ont emporté nos possessions et nos publications, et ils ont effrayé nos enfants ! »

Le 17 mars 2010, à environ 7h du matin, trois groupes de policiers sont arrivés simultanément devant trois maisons occupées par des familles de Témoins de Jéhovah vivant dans la ville de Tambov. Les habitants ont été réveillés par les policiers munis de mandats. Ils étaient venus pour fouiller les lieux. Ils ont confisqué les bibliothèques personnelles, emportant des publications bibliques mais aussi des documents commerciaux, des ordinateurs, des données électroniques, et même des albums photos de famille et de la correspondance privée. Tout ceci est arrivé peu de temps après une mise à jour de la Liste fédérale des écrits extrémistes, à laquelle de nouvelles publications des Témoins de Jéhovah ont été ajoutées.

Les mandats ont été délivrés sur base d’une affaire réglée à l’aide de l’Article 282 du Code pénal de la Fédération russe : « Incitation à la haine ou à l’hostilité et dévalorisation de la dignité humaine ». Une décision autorisant les perquisitions a été prise par le Juge Lyudmila Ryazantseva de la Cour du district de Leninsky, en réponse à une motion déposée par le Rapporteur Igor Avdeyev. D’après le texte, les policiers sont à même de « confisquer des objets, de la littérature, des médias électroniques encourageant la haine religieuse […] et d’autres documents rapportant l’activité de l’organisation religieuse. »

Pendant les perquisitions, les propriétaires n’ont pas été informés de leurs droits, n’ont pas reçu de copie du mandat et n’ont pas été autorisés à appeler leurs avocats. Certains n’ont pas pu utiliser leurs téléphones. Chez les Cheprunov, les voix fortes des agents ont effrayé la petite fille de la famille. Elle a commencé à pleurer et à implorer les policiers de ne pas emmener ses parents loin d’elle. Chez les Tagayev, la Police a confisqué une copie du Nouveau Testament éditée à Moscou en 1988, ainsi que d’autres publications des Témoins de Jéhovah.

Vasily Kalin, président du Centre administratif des Témoins de Jéhovah de Russie, qui a connu l’époque de la répression en Russie et qui a personnellement fait l’expérience de la persécution religieuse, a déclaré : « Ce qui est arrivé à Tambov nous rappelle les épisodes difficiles du passé, où les Témoins de Jéhovah étaient spoliés et poursuivis en justice sur base de rapports diffamatoires et de fausses accusations, bref sur aucune donnée tangible. A cette époque, le KGB arrivait tard dans la nuit ou tôt le matin, fouillait les maisons et emportait les publications religieuses et les possessions des Témoins. Ce qui se passe aujourd’hui y ressemble fort et fait particulièrement penser à l’année 1951, où ces actions se sont déroulées sur une large échelle et ont en fin de compte provoqué la déportation de milliers de Témoins de Jéhovah en Sibérie. »

Source
Information in English